Le
nom de ce programme, potentiellement redoutable, fait bien sûr
référence au stratagème grâce auquel
les Grecs parvinrent à pénétrer dans la mythique
cité de Troie. Ils firent semblant d'abandonner le siège
de la ville fortifiée, laissant derrière eux une étonnante
construction : un gigantesque cheval de bois.
Croyant qu'il s'agissait d'une offrande, les Troyens (le peuple
de Troie) le firent entrer dans la ville. A la faveur de la nuit,
les soldats, dissimulés à l'intérieur du cheval
géant, sortirent pour ouvrir les portes de la cité
et livrer passage au reste de l'armée grecque.
Le cheval de Troie informatique opère selon la même
stratégie : il se dissimule dans un logiciel
sain, ce qui rend son action d'autant plus sournoise.
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Comment
agit-il ? |
Ce programme exécute des commandes à votre insu et donne
généralement accès à la machine infectée en ouvrant une porte dérobée
(en anglais backdoor).
Il est parfois nommé "troyen" par analogie avec les habitants
de la ville de Troie.
Le cheval de Troie peut par exemple générer une fausse
commande de listage des fichiers qui détruit les fichiers au lieu
d'en afficher la liste. Il peut aussi voler des mots de passe, copier
des données sensibles, exécuter tout autre action nuisible.
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Est-ce
différent d'un virus ? |
Un cheval de Troie est considéré comme un virus
si l'une de ses missions est de se propager. Il peut s'agir d'un
spyware s'il vise à collecter des informations que le pirate viendra
récupérer via la porte dérobée. C'est un simple cheval de Troie
si son seul but est de laisser une porte ouverte dans l'ordinateur
touché.
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Quels
sont les risques ? |
Comme on l'a vu, ils sont multiples : vol d'informations,
prise de contrôle des ordinateurs. mais surtout, et c'est peut-être
ce qui rend le cheval de Troie vraiment dangereux : il est totalement
"silencieux".
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Exemples
de chevaux de Troie |
Les plus connus sont « Back
Orifice », « NetBus » ou encore « SubSeven » |